Baudrecourt, un village à la campagne

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l’Ossuaire

ossements

En début d’année 1968, le dimanche de l’Epiphanie tout le monde se prépare pour la messe de 11h. L’église est parée de ses plus beaux atouts, le chauffage fonctionne, le responsable du chauffage l’a constaté à 8 h lorsqu’il est venu tout contrôler

A 10 h 30, lorsque les enfants de chœur arrivent pour assumer les derniers préparatifs, l’intérieur de l’église brûle. Les deux poêles vétustes en sont la cause.

Aussi, il est décidé d’installer un chauffage au mazout. Le long du mur latéral de l’église fut choisi pour y installer la citerne. Lors des premiers coups de pioche, c’est la surprise : des centaines de cranes, tibias, fémurs humains sont trouvés.

Cet ossuaire, par son ampleur, parut trop important pour le village. Sans compter que le Docteur Masson qui a examiné les ossements : est catégorique : tous les squelettes proviennent de personnes adultes, mâles et de bonne constitution. Cela exclut dont l’hypothèse d’un ossuaire communal.

Du jour au lendemain, la tranquillité du village a disparu. Toute la presse régionale et même nationale (le Monde, l’Express) s’est intéressée aux découvertes effectuée aux abords de l’église, ainsi que les archéologues locaux, sans oublier les curieux.

A partir de là deux thèses s’affrontent

L’Abbé Alfred Berthollin, curé de la paroisse, affirme que ces restes sont ceux des moines templiers. Le cimetière détruit par les Suédois contenait leurs dépouilles. Une spécialiste de la question, Micheline Finas-Aubry, qui préparait un ouvrage sur les Templiers, pense qu’ils possédaient un couvent dans cette région.

Autre argument : un bâtiment situé à proximité de l’église est appelé le Maltou. Un nom vraisemblablement dérivé de Malte. Or les chevaliers de Malte ont hérité d’une partie des biens du Temple.

Mais

d’autres érudits ne voient que l’exploitation publicitaire d’un mythe, celui de ces moines soldats qui furent les premiers banquiers de France et périrent presque tous brulés vifs à l’issue de sept ans de procès. C’est une aberration de prétendre qu’il s’agit d’un ossuaire de Templiers, affirme Roger Billoret, directeur de la circonscription archéologique de Lorraine, après s’être rendu sur place.

Les objets retrouvés avec les ossements : une brique ornée de dessins et une statuette d’homme à cheval (ou Micheline Finas-Aubry voyait précisément l’emblème des Templiers, deux hommes sur un même cheval, car la statuette est amputée) ne sont pas antérieurs au 12è siècle.

Connaîtrons-nous un jour l’origine de ces ossements. Rien n’est moins sûr, compte tenu de l’absence de documents officiels apportant des preuves.

Cela étant, il fallait songer à ré inhumer ces ossements. L’Abbé Berthollin décida et l’emplacement de la fosse fut fixé sur la face nord, près de l’angle formé par la nef et la partie débordante du clocher.

Ce sont des archéologues amateurs et bénévoles qui se chargèrent de creuser, au cas il serait nécessaire d’utiliser des outils plus légers que des pelles.

sarcophage

Les outils heurtèrent l’un des coins d’un sarcophage, qui une fois déblayé montrait un squelette de 1.80 m environ,



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