Baudrecourt, un village à la campagne

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les cloches

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Nos cloches avant la guerre de 1939-1945 La grosse : « ma sœur et moi, nous remplaçons nos ainées, victimes de la guerre. Nous avons été faites avec les offrandes de la commune et des fidèles de Baudrecourt sous la gestion de M l’Abbé Barbier, curé, M Parant, maire et Léon François Trésosier. – Bénite en 1920, je m’appelle Marie. J’ai pour parrains : MM Auguste Esling, René et Emile Bernard ; et pour marraines : M Aimé Sarazin et Mesdemoiselles Marie Sommier et Julia Sanson ». Elle pèse 584 kg et sonne le sol # La moyenne : « bénite en 1920, je m’appelle Jeanne. J’ai pour parrains MM Aimé Dorvillé, Léon Chagot et Augute parant, et pour marraines Mesdemoiselles Marthe Niclaus, Marie Bouchy et Germaine Foret ». Elle pèse 454 kg (accord do, la #) La petite : Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus ; 250 Kg bénite en 1891

Confiscation par les Allemands 20 et 21 mars 1944 Les équipes de voleurs étaient livrées à leur sinistre besogne dans toute la région. Bientôt ce devait être aussi, le tour de Baudrecourt. Voilà pourquoi tout le dimanche après-midi du 19 mars, elles sonnèrent à toute volée. C’était leur adieu à la paroisse. Ensuite elles sonnèrent aux morts et invitaient les paroissiens à prier pour leurs défunts. Le lundi 20 mars à 14 heures, arrivèrent les ouvriers. Comme ils voulurent s’attaquer aux deux plus grosses, le prêtre, l’Abbé Dauendorffer, leur dit que le chef avait promis de laisser l’une d’elles et qu’ils devaient descendre la plus petite. Elle fut descendue par la tribune. Le lendemain, lorsque le chef arriva il se trouva devant le fait accompli. La petite cloche qui aurait dû restée, était déjà en bas ! Le prêtre essaya de l’amadouer en l’invitant à manger, mais il ne put obtenir de garder la grosse. Ils ne purent la descendre en entier, et furent donc obligés de la descendre par morceaux, un à un. Pendant que le prêtre s’absenta, ils en profitèrent pour ouvrir la sacristie et y déposer le métal. N’étant pas d’accord, il leur en fit part et déclina toute responsabilité. Il a prévenu la gendarmerie afin d’être couvert dans le cas où le métal viendrait à disparaitre. Entre temps, il cacha plusieurs morceaux de fonte. Les enfants et même les personnes venaient en chercher. Ainsi, plusieurs centaines de kilo de bronze furent sauvés, métal qui servira à la refonte de nouvelles cloches. Lorsqu’on vint chercher les cloches, il manquait du métal, mais le prêtre avait pris ses précautions. « Puisse, celle qui est restée, sonner bientôt le retour des paroissiens expulsés et nous annoncer bientôt la victoire de la bonne cause » Abbé Dauendorffer

Retrouvailles et refonte cloche benie en 1951La petite cloche de 250 kg, bénite en 1891 a été retrouvée en Allemagne et rapatriée. Cependant, elle était inutilisable tellement elle était fêlée. « Il paraît que cette cloche avait un son discordant. Elle était la seule cloche restant en 1918 et avait été sonnée trop fort, lors de l’armistice, et s’en trouva fêlée. » En y joignant une partie du métal qui avait été détourné de sa destination voulue par les Allemands, la nouvelle cloche put être refondue avec un poids de 275 kg grâce à la générosité des habitants elle est arrivée en gare le lundi 5 mars. le dimanche suivant (passion) toute la population lui a réservé une fête grandiose. " Je remplace mon ainée, victime de l’horrible guerre. L’an de grâce 1951, j’ai été fondue et bénite, grâce à la générosité des paroissiens de Baudreoucrt, sous le pontificat de a Sainteté Pie XII, Monseigneur Heintz étant Evèque de Metz, monsieur Alfred Berthollin Curé de cette paroisse, M Auguste Parant, Maire de la commune. L es garcons et les filles de l’école sont mes parrains et mes marraines. Je veux chanter la gloire de Dieu et la Paix aux hommes de bonne volonté. Sainte Thérèse de lEnfant Jésu, protégez-nous"

Bénédiction Le 23 octobre 1955, la nouvelle grosse cloche fut bénie. Elle pèse 570 kg et sa note est le sol #. Son inscription « Je remplace mon ainée, victime de l’horrible guerre. Je m’appelle Marie. J’ai été fondue sous le Pontificat de Sa Sainteté Pie XII, Monseigneur Heintz étant Evêque de Metz, monsieur l’Abbé Alfred Berthollin, Curé de Baudrecourt Mes parrains sont les membres du Conseil de Fabrique MM J Sommier, P Noirez, Auguste Esling, M Petitdidier, Auguste Parant, Maire. Notre Dame du Foyer, bénissez et protéger notre village » Effigie de la Sainte Vierge "Ecoutez ma voix et n’endurcissez pas vos cœurs" Elle porte les armoiries de pie XII et de Monseigneur Heintz

C’est l’Abbé Barbier, ancien curé de Baudrecourt, retiré à la maison de retraite de Saint Epvre, qui présida la cérémonie, entouré des curés de Bacourt, Lesse et Lucy. La cloche, érigée dans l’avant chœur, était magnifiquement ornée par madame Sidot, dévouée sacristine, aidée de Mesdames Michel Jean et Michel Alfred.

Electrification En juin 1958 par monsieur Didelot de Sarrebourg

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